Environnement - Agay : La station d’épuration biologique mise en service

Celle du Reyran suivra fin 2010

Dans le cadre des compétences qui lui ont été déléguées, la communauté d’agglomération Fréjus-Saint-Raphaël a initié une action-phare en matière de traitement des eaux usées, pour augmenter les capacités et améliorer le fonctionnement des stations d’épuration du Reyran et d’Agay.
Ces deux stations qui traitent la grande majorité des eaux usées de “l’Agglo” ont toutes les deux été engagées dans des phases de travaux destinées à augmenter leur capacité d’épuration et les doter d’unités complémentaires de traitement biologique qui doivent accroître de façon sensible la qualité des rejets déversés en mer.
Cette démarche répond aux normes de gestion durable de l’espace maritime dans un but de préservation de la biodiversité, de la qualité des eaux et des fonds marins.

L’objectif s’inscrit dans un enjeu majeur de politique territoriale :

- offrir un traitement efficace des eaux usées,
- assurer une maitrise constante de la qualité des rejets sur les milieux récepteurs, en particulier aquatiques (salubrité et hygiène des eaux de ruissellement, des nappes phréatiques et des aires marines),
- garantir un fonctionnement opérationnel et sans défaillance quels que soient les pics ou les creux d’afflux de matières, notamment ceux liés aux fluctuations démographiques saisonnières.

La STEP d’Agay vient d’être mise en eau en ce début d’année, celle du Reyran doit suivre à l’automne 2010.
Au total, la communauté d’agglomération aura investi un budget particulièrement important dans cette opération exemplaire et indispensable : 7,8 M€ pour la première, 27 M€ pour la seconde (HT).

 

Intégration paysagère et protection écologique

Il aura fallu près de deux ans de travaux pour augmenter la capacité de la station d’épuration d’Agay, qui traite les eaux usés de l’est de Saint-Raphaël et des quartiers (Agay, Le Dramont, Anthéor), et la porter de 25.000 “équivalents habitants” à 46.000.

Cette extension de la station elle-même a été conduite selon un projet architectural compact et fonctionnel s’intégrant aux mieux dans le paysage, avec couverture du bâtiment en tuiles romanes. Outre cette insertion paysagère, les nuisances sonores et olfactives de la station ont été considérablement amenuisées par le confinement des locaux techniques et le capotage des équipements sensibles.


Modèle de protection environnementale, grâce au recours au traitement biologique elle va rejeter une eau d’excellente qualité, très bien acceptée par le milieu naturel. Ces travaux permettent d’adjoindre au traitement physico-chimique traditionnel adapté à l’importante amplitude de variation de la population sur cette zone touristique sensible, un traitement biologique par biofiltration, particulièrement efficace pour éliminer la pollution dissoute. Un traitement tertiaire renforcera encore cette épuration des eaux et rendra possible l’arrosage des espaces verts voisins ou du golf dès que l’État aura défini les normes sanitaires réglementaires à appliquer. Ce qui permettra donc de réaliser de substantielles économies de consommation d’eau.


Cette nouvelle réalisation complète les nombreuses mesures environnementales déjà prises en faveur de la protection du site agathonien avec la réalisation “d’écoplage” pour engraisser la baie, la mise en place des ancres à vis pour protéger les posidonies, la collecte directement en mer des ordures ménagères des plaisanciers etc…
Ce dispositif s’avère efficace, selon le dernier rapport de “Andromède Océanologie”, établissement chargé du suivi de la qualité du milieu marin, selon lequel les écosystèmes de la baie d’Agay sont bien préservés :
“La réalisation de cartographie des biocénoses sous-marines permet d’avoir une vision plus globale des écosystèmes et de l’impact des rejets sur les zones d’étude.


La cartographie ainsi réalisée présente la zone d’étude de la rade d’Agay comme une zone remarquable en terme biocénotique.
Un coralligène riche, bien connu des plongeurs est présent en particulier sur la partie Ouest (Cap du Dramont). Les espèces telles que les gorgones rouges (Paramuricea clavata) ou le corail rouge (Corallium rubrum) y sont bien représentées. On y trouve également Cystoseira zosteroides, algue endémique de Méditerranée.
Les pressions sur ce milieu semblent essentiellement la destruction mécanique des grandes gorgones sur les sites fortement fréquentés…
Par ailleurs, cette étude révèle une assez bonne vitalité des herbiers sur la zone d’Agay.”

(mars 2010)


Communauté d'Agglomération Fréjus Saint Raphaël - Rue des Châtaigniers (rond-point A.Karr) - 83700 SAINT RAPHAEL
Tél. 04 94 19 31 00 - Fax: 04 94 19 31 10 - contact :
communaute.agglo@wanadoo.fr